Tristan a été invité sur Direct 8 pour parler d'open source en même temps que Didier Lambert, président du CIGREF (l'association des Directeur Informatiques des grandes boîtes).

Comme je l'avais déjà entendu dire dans une réunion de polytechniciens, la position de Didier Lambert sur l'open-source est que c'est compliqué et cher à cause des migrations de l'existant (mais en même temps il est bien content que d'autres fassent les efforts car cela fait baisser les prix des logiciels proprios).

Mais je dois dire que comme commenté par Christophe Merlet, c'est triste de voir un tel immobilisme et il me semble qu'il y a un manque de responsabilité. En effet, les grandes entreprises ont largement les moyens de faire pression sur les éditeurs propriétaires pour leur imposer d'introduire plus de standards dans leurs logiciels.

Ce qui est dommage, c'est que le CIGREF n'explore pas (encore) des moyens d'introduire plus de standards et des logiciels libres sans subir les coûts de migration importants.

La première étape consiste à éduquer les équipes et à leur donner comme consignes qu'il est TRES IMPORTANT qu'à performance et coûts égaux, il FAUT ABSOLUMENT favoriser les standards. D'autre part, leur indiquer de régulierement remonter l'information des déficiences en termes de standards des logiciels propriétaires.

Avec ces raisonnements la les équipes peuvent trouver des solutions qui permettent de faire progresser le schmilblick.

Ce n'est sûrement pas en disant "c'est trop compliqué et c'est trop cher" ou "on y arrivera pas" qu'on le fait progresser. Il est vraiment dommage que le président du CIGREF fasse passer ce genre de messages, car il y a beaucoup de situations ou ce qu'il dit n'est pas vrai.

J'espère que ces premières interviews permettra le déclenchement d'un dialogue entre le CIGREF et la communauté Open-Source.

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