Moi aussi je cède a la tentation du jeu de la page 23:

"A quatorze ans, dans la ville sidérurgique de Gary (Indiana) où j'ai grandi, sur la rive sud du lac Michigan, j'avais décidé qu'à l'âge adulte je serais professeur, choix que je voulais associer à une forme de service public."

Joseph E. Stiglitz: "Quand le capitalisme perd la tête".

1. prendre le livre le plus proche.
2. ouvrir le livre à la page 23.
3. trouver la cinquième phrase.
4. écrire le texte sur votre journal ainsi que ces instructions.


Cela me permet, surtout de parler de ce livre qui analyse de façon très critique la bulle économique (et en particulier des nouvelles technologies) des années 90. En particulier les passages sur les excès (détournements, manipulations, escroqueries, copinages) sont particulièrement passionants, surtout qu'en on a vecu cela en tout petit de l'intérieur.

On ne peut pas nier la compétence de Joseph Stiglitz (Prix Nobel d'économie) pour analyser le fonctionnement de l'économie. Le livre est aussi très intéressant car il aide à comprendre les problématiques des états. On ne peut pas non plus taxer Joseph Stiglitz d'anti-capitaliste car il croit tout de même dans les bienfaits du marché.

Le plus inquiétant dans ce livre, c'est qu'après l'avoir lu, on se dit qu'on ne peut plus faire confiance à personne. Les médias, des industries entières sont capables de véhiculer des messages faux car c'est dans leur interêt (en particulier "ne pas cracher dans la soupe"). Des nouvelles sources d'informations sont nécéssaires afin de contrer l'information "fausse" ou "lobbyiste". Pour cela l'Internet et en particulier les espaces libres (comme les wikis) et les blogs sont une réelle opportunités. Nous avons besoins des ONG de tout genre et nous devons être en prise plus directe avec l'informations qu'elles ont (une blog, des flux RSS et hop, allons chercher l'information la ou elle est juste).

Mais le plus intéressant est le dernier chapitre car il se veut constructif. L'auteur cherche une solution (une troisième voix, bien connue en France) qui permettrait un capitalisme plus équilibré et plus juste, ou l'état aurait un vrai rôle à jouer pour réguler l'économie pour le bien social. D'ailleurs il serait pas mal que Joseph Stilglitz vienne expliquer aux gouvernements européeens comment l'état peut le mieux le faire ! Il devrait recevoir une oreille attentive, car au moins, en europe, il y a une certaine volonté de le faire dans l'interêt social.

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