Ce mardi soir, dans France Europe Express, il y a eu un débat pathétique sur le problème du "piratage" de musique.

Déjà rien que le terme pose l'orientation du débat !

Notre cher ministre qui se dit "pour la musique sur Internet", qui "ne veut pas se poser en censeur" a passé son temps à ne présenter que les aspect négatifs du téléchargement de musique.

Le président de la FNAC nous a gavé de: "est-ce que la chaîne de valeur va permettre de payer les artistes" "le téléchargement rompt cette chaîne" "l'argent n'ira pas au créateur".

Heureusement qu'il y avait les questions des internautes qui ont expliqué qu'Internet pouvait donner accès à de la musique rare, pouvait amener un utilisateur à decouvrir de la musique et à devenir consommateur. Qu'on pourrait envisager une taxe sur les Fournisseur d'Accès. Que le téléchargement est pour les jeunes ce qu'étaient les cassettes pour nos parents !!! Finalement on leur dit qu'ils n'ont pas le droit de faire ce que faisait leurs parents ?

Ce qui est vraiment dommage c'est qu'on ne regarde pas les avantages et les solutions qui existent:

- un artiste peut booster son audience a ses concerts en étant connu grâce au téléchargement ainsi que ses ventes de CD/DVD à valeur ajouté (jaquette, goodies, etc..).

  • légalisation de ses téléchargements par un site Internet à un prix bien plus bas que le prix actuel.
  • taxe sur les CD vierges, les balladeurs, les fournisseurs avec rétribution en fonction des nombres de téléchargement sur les reseaux P2P.
  • concernant les films envoyer des films avec de la pub en réseau P2P.
  • les balladeurs peuvent contenir 10 à 100 fois plus de musique qu'un grosse discothèque de CDs. On pourrait la vendre en gros nettement moins cher. N'y a-t-il pas un modèle économique en vendant l'intégrale de gainsbourg à des centaines de milliers de personnes pour très peu cher plutot que quelques centaines pour très cher ?

    Ce qui me semble important, c'est que si on regarde comment fonctionnent les nouveaux services Internet qui se lancent, ils commencent par offrir un service de base gratuit et ensuite à ajouter des services à valeur ajouté afin de créer du revenu. Les shareswares fonctionnent comme cela aussi.

    Bref.. c'est très gentil de vouloir protégér les producteurs et distributeurs de musique mais moi je vais écouter mes vieux CDs jusqu'à que des artistes laissent leur musique libre tout en vendant les CDs à valeur ajouté par Internet afin qu'ils touchent un peu plus que les moins de 15% (interprête, auteur, compositeur) qui leur sont attribués généreusement par le système.

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