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Feb 15 2017

Open Source Software Vendor without raising Capital

I realized, we did not publish these slides and videos from a talk last year telling the "XWiki story" and how we grew from 0 to 2 MEuros revenues without raising money from VCs. I hope this talk can give some advice to entrepreneurs who would like to build up their own company without "selling it" before it even started. ...

Oct 05 2014

Mes contributions à la consultation sur le numérique du CNNum

Voici un premier jeu de contributions que j'ai posté sur le site de la consultation du Conseil National du Numérique sur le numérique en France. Il ne s'agit bien sûr que d'un début et j'espère pouvoir en faire d'autres.

Financement des entreprises

Dans la section Financement des entreprises, j'ai posté une cause sur un sujet qui me tient à coeur et pour lequel j'espère faire quelques propositions.

Cause: Le Financement par le Capital Risque crée des entreprises numériques déjà vendues aux acteurs US

Le financement par le Capital Risque demande une stratégie de "sortie" à 5 ou 7 ans. Or dans le contexte actuel de la technologie, les seuls sorties sont principalement la revente à un acteur en général dominant. L'absence d'acteurs Français et Européens de taille significative réduit fortement les chances de voir les startups ainsi financées de rester Européennes.

Le cas de Daily Motion était un bon exemple de cette situation, ou aucun n'accord n'a pu être trouvé protégeant à la fois les intérêts Français et les intérêts de Yahoo (qui voulait la majorité). Comme l'on clairement signalé les acteurs du Capital Risque, le refus de vendre à lancé un mauvais signal aux investisseurs, montrant que la possibilité de revente aux USA est un argument clé pour l'investissement par Capital Risque.

Beaucoup de startups sont par ailleurs poussées à se lancer sur le marché US en priorité, en installant le centre de décision aux USA, renforçant encore plus la sortie aux USA. Souvent elles gardent des centres de R&D en France, montrant par la le bon fonctionnement des aides à l'innovation sur la partie R&D.

Le FSI donne la possibilité à l'Etat d'avoir un mot à dire pour certaines des startups dans lesquels ils sont investis, mais avec les problèmes d'interventionnisme que cela pose.

Mais l'efficacité de ces aides est alors réduite fortement si le résultat est dés le départ une startup qui finira dans un grand groupe américain, et ce même si quelques bénéfices collatéraux existeront (formation des individus, retour sur investissement qui pourra être réinvestis, nouveaux business angels qui pourront accompagner des startups). Et Surtout, ce modèle empêche toute émergence d'acteur Européen de taille significative permettant de consolider les acteurs locaux pour faire un leader mondial.

Quels mode de financement pourront éviter la fuite des startups "à priori" ? Quels sont les méthodes qui permettraient de créer des acteurs Européens de taille significative en alternative aux reventes aux leaders américains ? ...

May 16 2014

Lettre ouverte à nos députés et à Axelle Lemaire: coup de Gueule contre les lois absurdes sur les stages

Depuis quelques années, régulièrement de nouvelles lois sont votées pour encadrer encore plus les stages en entreprise:

- stage de moins de 3 mois rémunéré à un tarif minimum et maintenant moins de deux moins
- règles indiquant qu'un stagiaire ne peut pas remplacer un salarié
- règles indiquant qu'un stagiaire doit avoir les mêmes droits qu'un salarié (Tickets Restaurant, horaires, etc..)
- pas de stage sans convention tri-partite

Il a même été évoqué un taux maximum de stagiaire en entreprise (10%).

Finalement si on veut fermer la porte des entreprises aux jeunes, c'est parfait et c'est exactement ce qu'on fait avec ce type de loi.

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Nov 14 2013

Votre exil fiscal, Pierre Chappaz, assumez le pour ses vraies raisons

Daniel Glazman vient de publier "libertarien mon cul" en réponse à un article de Pierre Chappaz, exilé en Suisse et donneur de leçons politiques à la France préconisant des mesures pour favoriser le retour des exilés fiscaux (plus d'ISF, moins d'impôts, moins de charges, etc..).

Moi aussi l'article de Pierre Chappaz me fait réagir. Comme Daniel je suis un entrepreneur et heureux et fier d'entreprendre en France et qui quelque soit le revenu que je fais ou que je pourrais faire dans le futur ne souhaite pas s'exiler pour payer moins d'impôts, même si la France est un des pays ou on en paye le plus.

Je ne crois pas qu'il faut tout faire pour faire revenir mes exilés fiscaux. Il y aura toujours un pays avec moins d'impôts soit plus petit comme la Suisse ou d'autres paradis fiscaux qui ont la possibilité d'aspirer les ressources des riches des autres pays pour obtenir un bel équilibre, ou d'autres pays qui sont prêt à faire moins pour combattre les inégalités (comme l'Allemagne qui à joué la carte de plus bas salaires pour augmenter sa compétitivité et ce au prix d'une augmentation des inégalités et une augmentation des travailleurs pauvres, on comme beaucoup de pays emergents avec des normes sociales beaucoup plus faibles)

Je ne crois pas qu'il faut renoncer à notre modèle pour appliquer celui que voudrais Pierre Chappaz, car ce serait renoncer à une vision du monde qui doit nous rendre fier.

Je ne crois pas que réduire le filet social est un modèle pour le monde entier et je n'ai pas envie de vivre dans un pays qui laisse sur le bord de la route trop de personnes qui n'ont pas la chance d'être né dans le bon milieu social et qui n'ont pas eu les capacités naturelles ou l'éducation suffisante pour s'en sortir.

Oui bien sûr il faut faire attention à la compétitivité car il sera difficile pour une entreprise de survivre si elle est concurrencé par des entreprises qui ont des conditions bien plus favorables pour faire les mêmes produits. Oui bien sûr on peut améliorer l'usage de l'argent public en France et réduire les dépenses. Oui bien sûr il y a des profiteurs du système.

Mais il ne faut pas se tromper de problème. Augmenter la compétitivité de façon massive dans les pays qui ont un filet social important veut automatiquement dire le réduire et augmenter les inégalités. Cela veut dire aligner nos normes sociales aux normes les plus basses. Tout tirer vers le bas. Oui bien sûr pour l'entrepreneur cela peut être une situation plutôt favorable
(j'en sais quelque chose, XWiki a 50% de ses employés en Roumanie et nos employés vivent une - petite - "concurrence" sociale et de niveau de vie de leurs pays respectifs).

Contrairement à Pierre Chappaz, mon avis est qu'il ne faut pas que la France renonce à son filet social et qu'il faut bien le payer d'une façon ou d'une autre, et que oui il faut que les plus aisés y contribuent.
Nous devons aussi convaincre d'autres pays pour que le filet social soit relevé dans d'autres pays, y compris dans les pays emergents. En ce moment même, il y a des pressions envers l'Allemagne pour qu'elle dynamise son marché interieur (par une augmentation des salaires).

Nous devons aussi convaincre d'autres pays que la concurrence fiscale est vaine au niveau mondial. Quand Google, Apple, Amazon peuvent déployer leurs prouesses technologiques en Europe en déplaçants leurs revenus jusqu'au Bermudes en passant par la Hollande, l'Irlande ou le Luxembourg, oui il y a un problème serieux.

Est-ce que la France devra réduire un peu ses taxes ou plutôt les modifier. Oui sûrement. Est-ce qu'il faut repenser certaines dépenses, bien entendu. En particulier il reste beaucoup d'aides qui n'ont pas de conditions de ressources (y compris l'allocation chômage).
Pour autant la vision de Pierre Chappaz est bien trop orienté vers ses propres interêts plutôt que motivé par l'interêt général. 

Pierre Chappaz, quand on s'exile fiscalement c'est un choix délibéré, pas une obligation. Comme le dit Daniel, si vous avez les moyens d'aller à Genève, vous avez bien sûr les moyens de payer vos impôts en France.
Si dans ces conditions vous vous exilez, ne nous balancez pas que c'est à cause d'un soi-disant "climat anti-riche", assumez que c'est parce que vous préférez garder vos sous sur votre compte, plutôt qu'ils participent à une redistribution bien nécéssaire.

Assumez surtout que vous préférez un monde favorable au capitaux que vous avez plutôt qu'un monde qui combat les inégalités (je vous invite à lire le dernier livre de Thomas Piketty très intéressant sur ce sujet)

Quel "climat anti-riche" ? Vous vous sentez en danger dés que vous passez la frontière ? On vous saute dessus pour vous vider votre portefeuille ? Vous vous être pris des tomates ?

Sérieusement, assumez et ne parlez pas pour les "entrepreneurs français". Il y en a encore beaucoup et il y en a beaucoup prêt à partager le fruit de leur labeur quand le succès sera au rendez-vous.

Ludovic Dubost
Entrepreneur en France
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Oct 03 2013

About Winning and Loosing

Yesterday, we had an interesting discussion with Guillaume, my friend and colleague at XWiki, about the article he published on his new account on medium (yes, he likes to try out new services).

I criticized in his article his use of the word "winner", so he responded with a new article reinforcing his point that their would be one "winner" in the market of personal driving.

The thing is that he apparently did not really understand my point which is not about the personal driving space, which I'm not an expert on (probably because I own a car which is less and less trendy now in Paris). He might be perfectly right that their might be only one remaining company with market leader status with a significant market share, close to monopoly. Indeed his comparison with other services show that you have strong leaders in many of the areas he mentions (eBay, Amazon, etc..), but does it necessary mean that there is only one winner, and therefore all the others are loosers ?

This is what my point is about. It's about the usage of the term "THE winner" in the world of business. 

Business is not sports, even in the startup world, and despite the fact that there is competition in business. In sports you have rules which defines the winner and these rules are clear to everybody.

Indeed, there is a tendency to consider in business that "winning" is about being the biggest one, or being the only one and reach monopoly status. I believe this is a "bias" particularly created by investors in the tech industry which are looking for the biggest return on investment, and historically this has been achieved very well by reaching monopoly status in new markets or by growing fast and reselling the company.

My point is that in business there are multiple ways of winning, which does not necessarily mean being the remaining company with close to monopoly status.

I'll take for this a market that Guillaume mentioned in his article, namely the auction market where eBay is clearly the leader. French people that followed the web a long time ago might remember that eBay was NOT the leader on the French market, showing that you can have a "local" leadership in the marketplace business. Indeed marketplaces tend to become quite monopolistic because consumers go where the most producers are and producers go where the most consumers are, favoring monopolistic statuses. However, if Guillaume is right that the same consumer might need the services of personal drivers in Paris and in New-York, the producers are not travelling, so the tendency to automatically consolidate the leader cross-market is not so strong. There are significant changes that we will see local leaders. This happened in the online auction market where iBazar was the leader in France. Now nobody remembers that iBazar was "the winner" in France, as it was bought by eBay for a couple hundred millions of euros. Does this make the iBazar people loosers ? Only if you are absolutely trying to make business have only one winner and all the others are loosers.

In some business, when you look closely you might find companies where the acquired company's founder made more money than the acquiring company's founder. You might even find some acquired company CEO which became CEO of the remaining company. Steve Jobs is a good example when he returned to Apple with Apple acquiring NeXt. Steve Jobs is another good example of what I mean. When he came back at Apple and announced a partnership with Microsoft in 1997 he said:

"We have to let go of this notion that for Apple to win, Microsoft has to lose. We have to embrace a notion that for Apple to win, Apple has to do a really good job"

Note: some might say that Microsoft is having difficulties in the post-PC world and these difficulties are highly because of Apple's success. That is very true, however in 1997 Microsoft made 11 B$ of revenue and in 2013 78B$.

I still remember this quote everyday when I run XWiki, thinking that was matters most if not our competition but what matters most is to do a really good job. If we do we will be "winners" among many others.

Apr 29 2009

Mon premier diplôme de chef d'entreprise

Je viens de recevoir mon premier diplôme de chef d'entreprise. Je dois dire que j'en suis trés fier. Le voici:

J'en profite pour remercier publiquement la Direction des Impôts et le Ministère de la Recherche qui ont procédé aux contrôles rapidement ce qui était important afin de débloquer notre Crédit Impôt Recherche.

For my english speaking readers, this means that the French equivalent of the IRS that checked the XWiki SAS accounting finished their investigations on our 2006-2008 accounting without anything to rectify.
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Created by Ludovic Dubost on 2009/04/29 22:15